Nos scouts ont participés au phonéthon 2008



Dimanche 16 Novembre, 12 h. Au troisième jour de l’appel aux dons lancé dans toute la France, le total des fonds récoltés en France dépasse les 930 000 euros. Encore un petit effort et le record des 1 026 000 euros récoltés en 2007 sera largement dépassé malgré la crise mondiale, indique Jacques Menzildjian, responsable de l’animation et de la stratégie de la cession 2008 du Phonéthon initié par le Fonds Arménien de France.



En effet, à 15h 22, une salve d’applaudissements vient rompre l’ambiance feutrée des rûches téléphoniques, et saluer les 1 098 000 euros qui viennent de s’afficher sur les 72 écrans des quatre plateaux de France Télécom mobilisés pour l’occasion. Le sourire affiché par Pierre (Bedros) Terzian ne laisse planer aucun doute. C’est déjà un succès. Passant d’une salle à l’autre, lui-même est à la tâche. Casque et micro branchés, il est en communication avec Genève. À l’autre bout du fil Mr M.I. Ce dernier semble avoir quelque difficulté d’ordre financier, suite à la crise. Pierre Terzian compatit sans en oublier pour autant l’objet de l’appel. « Merci infiniment Mr I. J’espère sincèrement que vos difficultés s’aplaniront très rapidement. Merci encore au nom du Fonds arménien », dit Pierre Terzian, tout en inscrivant la somme de 500 euros sur le formulaire qui lui fait face.





À 18 h le centre parisien est encore en ébullition en ce quatrième jour du marathon de la générosité. Les volontaires à la récolte des fonds passent d’un appel à l’autre, en français et en arménien. Ils sont un échantillon représentatif de toutes les couches sociales de la communauté arménienne de France et ont entre 13 et 90 ans ! Chacun a passé plusieurs heures à plusieurs jours devant un écran de contrôle. L’un d’eux, vient de raccrocher d’avec une « mamie ». « Elle ne survie qu’avec une pension de 350 euros, mais elle a quand même insisté pour verser au Fonds Arménien la somme de 10 euros » me dit-il. « J’étais gêné, mais elle a voulu absolument participer à l’effort commun en me disant « J’insiste parce qu’en Arménie ils en plus besoin que moi ».

 



A Paris, plus de 220 bénévoles ce sont succédés pendant quatre jours, de 10 h à 20h, devant les 72 écrans d’ordinateurs installés et programmés spécialement au Centre de formation informatique de France télécom de Cachan. Deux plateaux étaient dédiés aux appels français, tandis que les deux autres étaient consacrés à l’Allemagne, la Suisse et les Pays-bas. A Lyon, ce sont 30 lignes téléphoniques qui furent mobilisées. A Marseille, 36 lignes installées dans l’église du Prado. A Nice, les 5 lignes de l’école Barsamian (4 gros donateurs) et 15 à Toulouse. Au total plus de 600 bénévoles ont consacré de plusieurs heures à plusieurs jours de leur temps au bénéfice de l’Arménie et du Karabakh. Le Phonéthon n’existerait pas sans eux.

Si les dons moyens tournent autour des 70 à 80 euros pour les particuliers, à noter un don exceptionnel de 10 000 euros,. Côté entreprises, crise oblige, cette année elles ont quelque peu baissé le pied, bien qu’on enregistre un don de société de 40 000 euros.

Il est 20 heures, fin des opérations ; la satisfaction a pris le pas sur la fatigue. Dernier montant affiché sur les écrans pour l’ensemble de l’Europe 1. 173 083 euros. La France a contribué à hauteur de 1. 069 993 euros, et ce n ’est pas fini... d’une famille à l’autre on s’est passé le mot et la récolte continuera ainsi jusqu’au 31 décembre, directement sur le site du Fonds Arménien de France http://www.fondsarmenien.net/Index.aspx

Au service courrier, près de 10 000 lettres de confirmation sont prêtes à être envoyées aux donateurs.

Rappelons que le Phonéton est une initiative française reprise depuis dans plusieurs pays du monde, dont les Etats-Unis. Les américains sont d’ailleurs formés, pour partie en France, précise Jacques Menzildjian qui, la veille venait de briffer deux arméno-américains.

Pour clore ces quatre journées marathon, un cocktail-projection avait été organisé devant un parterre de plusieurs personnalités municipales de la communauté, auquel s’était joint Monseigneur Norvan Zakarian, lui-même membre fondateur du Fonds Arménien. L’occasion pour Pierre Terzian d’élever celui-ci au rang de membre d’honneur. Puis, au nom du gouvernement du Haut Karabakh, Michel Tancrez a remis à Pierre Terzian, la médaille d’or du 20 ème anniversaire du Mouvement de Libération du Karabakh.

Le Fonds Arménien de France, tient à remercier tous les bénévoles et tous les généreux donateurs.